• Chronologie : de 1939 à 1943

    2 septembre 1939 : le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l'Allemagne, au lendemain de l'invasion de la Pologne. L'événement fait la une du Petit Dauphinois (le principal journal des Alpes du Nord) le 4 septembre. Lieu de garnison, Grenoble est immédiatement mobilisée : elle est engagée avec les 3.800 hommes de la 27ème division alpine.

    17 juin 1940 : le Maréchal Pétain annonce à la radio : "C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat."

    19 juin 1940 : les Grenoblois découvrent l'appel du général de Gaulle dans le Petit Dauphinois.

    23-24 juin 1940 : bataille de Voreppe : le Général Cartier stoppe l'armée allemande.

    10 juillet 1940 : les pleins pouvoirs sont attribués à Pétain par l'assemblée. Parmi ceux qui les refusent, trois députés isérois : Séraphin Buisset, Lucien Hussel et Léon Martin. René Gosse, doyen de la Faculté des Sciences de Grenoble, écrit simultanément au Maréchal pour lui dire qu'il devra un jour rendre des comptes aux Français : il sera révoqué à la fin de l'année par Vichy, et assassiné par les Gestapistes en décembre 1943.

    24 juillet 1940 : Fort Barraux devient un centre d’internement pour « Français non désirables ». De 1940 à 1942 y sont internés plus de 800 hommes (syndicalistes, responsables et militants communistes, juifs étrangers, délinquants économiques [= marché noir], ainsi que des prisonniers de droit commun).

    29 août 1940 : Création de la Légion Française des Combattants, sur l’initiative du Maréchal Pétain. Elle regroupe des personnes défavorables à un parti unique souhaité par les collaborationnistes et les admirateurs du « héros de Verdun » (ci-dessous : le drapeau de la section de Lancey). Légion Française des Combattants (section de Lancey)

    3 octobre 1940 : Premier statut sur les Juifs.

    Novembre 1940 : installation de l'école nationale des cadres d'Uriage dans le château de Saint-Martin d'Uriage (dirigée par Pierre Dunoyer de Ségonzac). Elle est dissoute en décembre 1942 : les instructeurs passent dans la Résistance, tandis que la milice y installe son école nationale des cadres en janvier 1943 (Paul Touvier y passe), puis elle devient une école militaire à partir de 1946.

    30 novembre 1940 : le préfet Dikowski disposant de la possibilité d'interner n'importe qui sur simple décision administrative, la police grenobloise procède à l'arrestation de militants communistes, qui sont ensuite emprisonnés à Fort Barraux. Le tribunal correctionnel de Grenoble condamne les personnes arrêtées en possession de tracts ou coupables d'avoir écouté Radio Londres.

    19 mars 1941 : Visite du Maréchal Pétain à Grenoble. Il passe en revue le bataillon des Chasseurs Alpins, dépose une gerbe au monument des Diables Bleus et assiste à un défilé militaire. Il se rend ensuite à la préfecture et s’entretient avec des vétérans de la guerre de 1914-18. Il visite quelques écoles et entreprises avant de se rendre au monument aux morts de la Porte de France. Le lendemain, il se rend à Vienne. Ci-dessous : la une du Petit Dauphinois.

    Chronologie : de 1939 à 1941

    Jean Fangeat (le rédacteur en chef du Petit Dauphinois) écrit lors de la venue du Maréchal ce jour-là : "Le Maréchal est là. Il va prendre possession de notre ville et de nos coeurs. Et cette visite entrera dans les fastes de notre histoire urbaine. Elle fera date. Elle fera image (...) ". A l'issue de la visite du Maréchal, le Petit Dauphinois écrit encore : "Grenoble apparait aujourd'hui à tous ce qu'elle est dans le tréfonds de son âme : une des plus solides bastilles du patriotisme, de l'ordre, de la générosité, c'est-à-dire de la France nouvelle, celle qui naît sous nos yeux, le visage dur, decrispé et résolu des cendres et du feu de ce qui n'est plus".

    10 mai 1941 : Le Mouvement de la Jeunesse Sioniste est créé, afin de "rassembler les jeunes Juifs dans un esprit de résistance morale par l'éducation, par la connaissance du judaïsme et par une fraternité d'idéal sioniste." La section de Grenoble a établi son siège au 7 rue Jean-Jacques Rousseau et est connue comme l'une des plus actives de la Résistance juive. Elle est dirigée par Otto Giniewski (dit "Toto") et Georges Schnek.

    2 juin 1941 : promulgation du second statut sur les Juifs.

    22 juillet 1941 : loi relative aux entreprises, biens et valeurs appartenant aux Juifs, base juridique de "l'aryanisation" des biens.

    29 mai 1942 : obligation pour les Juifs de porter l'étoile jaune en zone occupée.

    17 juin 1942 : rencontre entre les Généraux Giraud (évadé depuis peu et cherchant des appuis pour organiser un soulèvement) et Weygand (le Commandant suprême des armées limogé par les Allemands) au château des Alloves à Saint-Martin d'Hères : ce dernier refuse d'organiser un soulèvement pour ne pas désobéir à Pétain.

    14 juillet 1942 : 1.500 personnes manifestent devant le monument des Diables Bleus.

    26 août 1942 : suite à la rafle du Vel' d'Hiv', les policiers procèdent à une rafle de 353 Juifs étrangers : ils sont rassemblés à la caserne Bizanet (au 51 avenue Maréchal Randon). Après contrôles, 98 d'entre eux sont partent pour Vénissieux, puis Drancy, et sont déportés à Auschwitz.

    20 septembre 1942 : 2.000 personnes manifestent pour le 150ème anniversaire de la bataille de Valmy.

     

    De novembre 1942 à septembre 1943 : occupation italienne

     

    Suite au débarquement des alliés en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, les Allemands envahissent la zone libre le 11 : ils laissent les Italiens occuper les 7 départements à l'Est du Rhône, dont l'Isère. Sous le commandement du Général de Castiglioni, la division Pusteria arrive à Grenoble. Castiglioni n'est pas un fervent partisan de Mussolini : comme d'autres officiers italiens, il n'admet pas la persécutuon des Juifs. Il va obtenir du préfet Didkowski la libération des Juifs que ce dernier venait de faire arrêter. Profitant de cette attitude compréhensive, des organisations clandestines vont émerger, telles le MJS (Mouvement des Jeunesses Sionistes) et le CDJC (Centre de Documentation Juive Contemporaine).

    L'armée italienne ne dispose pas de sa propre administration : les domaines administratif, policier et économique dépendent des autorités françaises de Vichy. Les Grenoblois résistants agissent plus contre Vichy et les collaborateurs que contre les Italiens.

    Novembre 1942 : apparition des Groupes Francs (la branche armée de la Résistance) à Grenoble, lorsque la ville passe en zone occupée. Paul Vallier organise organise un véritable "maquis urbain", multipliant les exécutions et les sabotages. Les formations paramilitaires de Combat, Libération et Francs-Tireurs fusionnent en un même ensemble les MUR (Mouvements Unis de la Résistance). Le Général Delestraint (dit "Vidal") est nommé chef national de l'Armée Secrète. La section iséroise est commandée par Samuel Job, puis par Albert Reynier.

    11 décembre 1942 : obligation d'apposer la mention "JUIF" sur toutes les pièces d'identité.

    Décembre 1942 : Eugène Chavant, Eugène Samuel et Aimé Pupin installent le premier maquis sur le plateau du Vercors (dans la ferme d'Ambel), afin de créer une base d'accueil d'éléments aéroportés alliés. Un des maquis de Chartreuse bénéficie de l'aide de l'Abbé Grouès (l'Abbé Pierre) et d'André Demirleau (charpentier à Voreppe).

    De janvier à septembre 1943 : création de la milice française en janvier, puis instauration des premiers camps de concentration.

    16 février 1943 : Début du STO : les jeunes hommes âgés de 21 à 23 ans sont obligés d'aller travailler en Allemagne durant deux ans. Les réfractraires se cachent ou rejoignent les maquis. Ceux qui se réfugient dans le Vercors sont très vite pris en charge par la résistance locale, essentiellement des officiers de bataillons de chasseurs alpins dissous et d'anciens élèves de l’école des cadres d’Uriage. Le ravitaillement, l'argent, les nouvelles et les directives transitent par Grenoble.

    Chronologie : de 1939 à 1943

    Dans le même temps, Vichy ordonne une nouvelle rafle de Juifs, mais les autorités italiennes bloquent l'opération.

    24 avril 1943 : arrestation du Docteur Martin, emprisonné au fort de l'Esseillon (en Savoie).

    25 mai 1943 : attentat contre l'hôtel Gambetta, siège de la division italienne Pusteria. Il est perpétré par le groupe Armée Secrète de Louis Clavel. L'état-major italien déménage à la Maison des Etudiants (place Pasteur). Cf. "Les lieux de l'occupation et de la Résistance."

    27 mai 1943 : Création du Conseil National de la Résistance, afin d'unifier les différents mouvements de Résistance (présidé par Jean Moulin) : début du noyautage de l’administration. A Villard-de-Lans, le premier état-major du Vercors est arrêté par les Italiens. Alain Le Ray devient chef militaire du Vercors, tandis qu'Eugène Chavant accueille les réfractaires du STO et s'occupe du ravitaillement et du transport.

    Juillet 1943 : suite à l'échec du dispositif de départ pour le STO, des rafles sont organisées à Grenoble et dans le Vercors. Le 11 est instauré le début du couvre-feu sur les communes de Grenoble, Saint-Martin d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, La Tronche et Fontaine.

    7 juillet 1943 : attaque de la biscuiterie Brun à Saint-Martin d'Hères, faisant un mort : le Résistant Léon Geist (Cf. Focus sur "La distillerie et la biscuiterie Brun de Saint-Martin d'Hères").

    10 juillet 1943 : les alliés débarquent en Sicile et Mussolini est destitué quinze jours plus tard : il est transporté à l'île de Ponza.

    6 août 1943 : l'Office de placement allemand réquisitionne l'Hôtel Terminus (près de la gare).

    14 août 1943 : des chambres de l'Hôtel de Savoie (près de la gare) sont réquisitionnées au profit des autorités allemandes.

    6 septembre 1943 : le Maréchal Badaglio (le successeur de Mussolini) signe l'armistice avec les alliés. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, la 157ème division allemande prend ses quartiers à Grenoble. Des soldats italiens sont faits prisonniers, d'autres tentent de regagner l'Italie à pied, d'autres enfin rejoignent la Résistance française.

    Le séjour de l'armée italienne à Grenoble a permis aux forces de la Résistance de s'organiser, sans penser à se cacher suffisamment : cela aura de graves conséquences à l'arrivée des Allemands : la 157ème division alpine du Général Pflaum. Témoignage de Lucienne Gosse : "Le Comte de Castiglione, qui commandait la place de Grenoble, eut toujours une attitude de temporisateur. Dès cette époque, il était parmi les Italiens clairvoyants qui comprenaient que l'alliance germano-italienne les conduisait au désastre".

    9 septembre 1943 : Grenoble devient "une fournaise irrespirable" (propos du Général Le Ray) : plusieurs groupes d'extrême-droite et de miliciens mènent la guerre contre les Résistants. La guerre totale impose pillages et restrictions de toutes sortes. La plus grande partie des Juifs quittent Grenoble, tentant de trouver refuge dans la campagne dauphinoise.

    29 septembre 1943 : réquisition de l'immeuble au 28 cours Berriat pour héberger la Gestapo : des "chambres d'angoisse" et des "salons de torture" y sont aménagés. Le Gestapo déménage et réquisitionne l'hôtel Gambetta en avril 1944. Cf. "Les lieux grenoblois de l'occupation et de la Résistance".

    1er octobre 1943 : première action allemande anti-juive, à Saint-Pierre de Chartreuse, menée par le Kommando d'Aloïs Brunner. Renseignés par la préfecture et par la Milice, les services de police allemands multiplient les arrestations. L'Hôtel Lesdiguières est réquisitionné par les autorités allemandes.

    D'octobre 1943 à mars 1944 : repli des maquisards et attentats des MOI. Paul Vallier (chef de « Combat »), est abattu à Fontaine le 22 mars 1944.

    11 novembre 1943 : un millier d'habitants viennent fêter la victoire de 1918 devant le monument des Diables Bleus, mais 368 d'entre eux se font encercler, arrêter puis déporter à Buchenwald, Mathausen et Neuengamme.

    13 novembre 1943 : premier parachutage sur le Vercors, lancé par le message radio : "Nous irons visiter Marrakech".

    Nuit du 13 au 14 novembre 1943 : Le camouflage de matériel mis en place en 1940 étant devenu impossible à cause de la Wehrmacht, le capitaine Louis Nal et son adjoint Aimé Requet font sauter les 200 tonnes d'explosif et de munitions entreposés au polygone d'artillerie. C'est Aimé Requet qui a la responsabilité de l'opération : élevant des lapins dans l'enceinte du polygone, il n'attire pas les soupçons de la part des Allemands. Il se laisse enfermer au moment de la sortie des ouvriers, glisse des crayons d'explosifs confiés par Nal dans des caisses d'obus et les programme pour que l'explosion ait lieu 6 heures plus tard. Puis il descend à la cave et place une charge près de la chaudière qui doit exploser une heure avant. A minuit, heure prévue de l'explosion, rien ne se passe. Le lendemain, à 8 heures du matin, toujours rien : Requet se rend à nouveau au magasin et se rend compte qu'il n'avait pas dégoupillé les crayons. La chaudière a bien explosé, mais tout est à refaire. Dans la nuit du 13 au 14 novembre, le même mode opératoire est réitéré, avec réussite cette fois : l'explosion eut lieu à 23 heures. Les stocks convoités par les Allemands s'envolent en fumée. Les services administratifs et les ateliers sont transférés à la Caserne de l'Alma et au quartier Hoche. Les munitions encore intactes sont transférés à la Caserne de Bonne. Témoignage de Lucienne Gosse : "(...)Des canons et des munitions étaient stockés depuis 1939 dans un polygone au confluent de l'Isère et du Drac : un officier et un sous-officier d'artillerie prirent l'initiative de cette dangereuse opération, ils déclenchèrent les explosions en chaîne qui durèrent plusieurs jours et dont les nuées incandescentes étaient plus hautes que les montagnes environnantes."   Ci-dessous : le mur du souvenir érigé à proximité du polygone d'artillerie (en arrière-plan, à droite : le buste du Dr Valois ; au centre : les plaques rendant hommage à Albert Reynier, aux auteurs des explosions de la caserne de Bonne et du polygone d'artillerie, ainsi qu'aux Résistantes dauphinoises.

    Chronologie : de 1939 à 1943

    Du 25 au 29 novembre 1943 : point de départ de la répression allemande, avec la "Saint-Barthélémy grenobloise" (ou "Semaine Rouge"). Onze Résistants sont exécutés et une dizaine d'autres sont déportés par le collaborationniste lyonnais Francis André. Renseignés par les époux Girousse du Parti Franciste, les hommes de Francis André arrêtent Roger Guigue (au 15 rue Brocherie), le journaliste Jean Pain, sur qui une liste de pseudonymes de Résistants est découverte et Georges Duron (gérant d'un guichet de la Loterie nationale, place Victor Hugo). Ils sont interrogés dans une villa au 2 rue Baudelaire, avant d'être assassinés. Sur leur corps, un feuillet avec l'inscription : "Cet homme paie de sa vie la mort d'un National" (la signature de Francis André). Le 26 novembre, le Docteur Girard est arrêté à son domicile (au 60 rue Elisée-Chatin), puis le Docteur Butterlin (au 5 rue de Palanka) et Alphonse Audinos (au 22 cours Berriat). Interrogés, ils sont ensuite exécutés. En début de soirée, Joseph Bernard est abattu place Vaucanson (par erreur, car c'est son gendre, le Lieutenant Bertaux, qui fournissait au maquis des armes et du matériel). Dans la nuit, le Docteur Valois est arrêté au 5 rue de Palanka, ainsi que sa secrétaire, Suzanne Ferrandini. Puis c'est Henri Maubert (le secrétaire de Gaston Valois) qui est arrêté à la clinique des Alpes de La Tronche. Une souricière à la boîte aux lettres des Résistants se met en place, rue de Strasbourg.
    Le 28 novembre, trois autres Résistants sont arrêtés, puis déportés : Fernand Gras à Saint-Hilaire-du-Touvet, Georges Frier à Voiron et Alfred Ducollet à La Mûre. Vers 19h30 commence l'interrogatoire du Docteur Valois, qui retrouve sa cellule vers 5 heures du matin : Gustave Estadès l'assiste dans son suicide.

    Le 29 novembre, le Docteur Carrier des MUR est arrêté à Saint-Marcellin et le Docteur Bistési est exécuté à l'Institut d'électrochimie, où il travaillait. A 16 heures, l'industriel Jean Perrot tombe sous les balles à l'usine Sappey (rue Peretto). Albert Reynier échappe de peu à l'équipe de Francis André et gagne le maquis.

    En quelques jours, la Résistance grenobloise aura été très affaiblie.

    Ce même 29 novembre, Henri Gerente, le Maire de Saint-Martin d'Hères nommé par Vichy, est abattu par des Résistants.

    2 décembre 1943 : Aloyzi Kospicki met le feu aux 30 tonnes de munitions entreposées à la Caserne de Bonne. Directeur du gymnase municipal situé en face de la caserne (rue Berthe-de-Boissieux) et membre de Combat, Georges Bois (dit "Sapin") fournit les détonateurs. Les Slovènes et les Polonais enrôlés de force dans la Wehrmacht logeant dans le gymnase fournissent des renseignements à la Résistance. Initialement prévu entre 2 heures et 4 heures du matin, l'attentat a lieu à 8h10. Il est suivi de plusieurs explosions jusqu'à 11h30 : on totalise 13 morts (dont 7 ressortissants français) et 213 blessés. Dès le lendemain, le lycée Champollion est réquisitionné pour y loger les troupes allemandes. Considéré désormais comme un déserteur de l'armée allemande, Kospicki intègre le groupe franc "Petit-Louis", et se fait appeler "Eloi". Le 20 août, il est tué par une patrouille allemande, alors qu'il effectue une reconnaissance. Cf. "les lieux de l'occupation et de la Résistance à Grenoble". 

    Du 21 au 25 décembre 1943 : arrestation et exécution du Doyen Gosse et de son fils Jean, rafle de la place Vaucanson (en représailles à un attentat contre un officier allemand, plusieurs dizaines de Juifs sont arrêtés, puis toutes les personnes présentes (environ 200). Vingt Juifs et soixante autres personnes sont déportées), réquisition d'un magasin juif pour transférer le bureau de recrutement des LVF et destruction de la synagogue de Grenoble. Les raflés sont emmenés à la caserne Bayard, où un tri est opéré : les Juifs sont séparés des non-juifs, puis les femmes, les hommes âgés et jeunes non-juifs sont relâchés.

    Cette rafle constitue le point d'orgue d'une série de représailles orchestrée par Francis André, venu spécialement de Lyon.

     

    (Sources : dossier de presse sur l'exposition "LE PETIT DAUPHINOIS de 1939 à 1944" : Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ; 1939-1944 Grenoble en résistance : parcours urbains ; Justes de l'Isère : le sauvetage des Juifs 1940-1944)

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    2
    Ljub Profil de Ljub
    Jeudi 13 Juin 2013 à 12:10

    Merci de l'info.

    1
    Yagil Limore
    Jeudi 13 Juin 2013 à 10:53

     

    Dans les ouvrages de l'historienne Limore Yagil: Chrétiens et juifs sous Vichy: sauvetage et désobéissance civile , Cerf2005, et La France terre de refuge et de désobéissance civile 1936-1944: le sauvetage des juifs, Cerf 2010-2011, vous trouvez de nombreuses informations sur les personnes qui ont sauvé des juifs dans l'Isère: des enseignants, des maires, des religieux catholiques, des pasteurs, et notamment des inormations sur le préfet Raoul Didkowski qui a sauvé environ 200 familles juives.

    C'est le seul auteur qui présente une analyse complète des modalités du sauvetage dans chacun des départements et des diocèses en France, en ne se limitant pas à une étude des Justes parmi les nations, et en essayant de comprendre comment les 75% des Juifs en France, c'est à dire plus de 220.000 ont eu la vie sauve en France, en dépit de l'antisémitisme ambiant d'avant 1940 et la politique antisémite de Vichy et celle des Allemands.

    A lire impérativement pour s'informer.

    Limore Yagil

    Docteur en Histoire contemporaine, spécialiste de l'histoire de la France des "années noires". professeur en Histoire contemporaine.

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